jan 01

Bienvenue !

BIENVENUE SUR CET ESPACE !


Je suis né à l’automne 1964.
Formaté par quelques études à la mode dans les années 80′.
Je passe du temps à regarder et à penser.
Je voyage au travers des frontières intérieures et extérieures… Mon appareil photo est mon ami. Il fait entrer mon regard dans la scène. Ce regard qui me rend spectateur et acteur d’un univers de sensations et perceptions.

Je ne prends pas de photos. La photo est mon regard pensé.
Dont certains sont modestement mis en mots dans ces billets et livrées à la lecture du monde virtuel.
Et puisque ces Regards gravent dans ma mémoire avant tout des Images, elles sont exposées sur mon site-photos et chacune d’elles a une histoire inoubliable. En savoir plus »

Image

Essai SMUGMUG

mai 12

Mada

De la terre rouge,
des sourires, des partages.
Des regards bien sûr, on est là pour ça.
Et toute cette émotion. Très forte.
Pour apprendre. Pour s’en nourrir dans la vie d’ici.
On ne revient jamais indeme d’instants de vie de cette île d’Afrique.
Touché. En plein coeur.

© Christophe Mouton

fév 04

Circule air !

© Ch. Mouton

Tourne tourne la Terre ! Tourne tourne la tête ! Tournent tournent les aiguilles du temps… Dans quel sens ? A l’endroit à l’envers ?…

Est-ce qu’on peut se tromper de côté et avoir le dos au sens de la marche ?

Et à l’envers, quelle importance ?

Immobile devant mon verre la tête me tourne…

Quel est le rythme ? Je ne sens plus les pulsations

Et si le sens n’est pas le bon ? De quel coté la vie ? La vie du bon coté… La vie qui ne dévie…

Sait-on de quel coté ça tourne ? Pour revenir indéniablement au point de départ…

Inverser le sens de la marche. Changer de direction.

Ne pas avoir peur du virage, de sa déportation ailleurs, inconnue, plus belle, peut-être.

Ne pas pouvoir retourner en arrière et récupérer un passé perdu.

Contraint d’aller vers une direction dont on sait qu’elle mènera quelque part…

Et quelque part c’est où ?…

Prendre de la vitesse et ne plus s’arrêter… A ne plus voir les sourires ou les pleurs sur le bord…. Etre fier d’être ivre… Ne plus se cacher….

Et ne plus vouloir partir. Aller tout droit. Tout droit sans craindre ce qu’il y a derrière l’inconnue du tournant.

Enfin, et puis surtout, avoir choisi une direction et savoir avec certitude que c’est la bonne. Et pas seulement la seule possible.

jan 25

Pas cap

A l’intérieur il y a de l’inquiétude et de la souffrance, peut-être de la déception, de l’impuissance aussi. Le silence est mensonge. Ca n’est pas ce qui me rend mal, c’est le silence de ce que je ne peux raconter… Sûrement parce que je ne parviens pas à l’accepter. Comment le comprendre si ça reste silence ? Certains le lisent dans les yeux, je trouve que cela se voit dans mes rides…
Je me suis étonné de ne plus avoir écrit depuis longtemps… J’ai pensé être mieux … Mais finalement, s’il n’y a plus de mots imprimés c’est qu’ils ont gagnés tout mon être et qu’en réalité, j’ai du mal à gérer.
Aller tous les matins à ce travail, c’est faire l’expérience de mon incapacité.
J’essaie souvent de tout contrôler – mon apparence, mes émotions, mes rêves, ma vie. J’ai un statut qui me rend sensé être celui qui contrôle – contrôle des dépenses, de la parole, de l’émotion, des situations.
En réalité, derrière mon bureau, je ne contrôle rien. Tout m’échappe. Au gré des changements. Selon les années, les périodes, je me suis posé au fond depuis des années la même question : qu’est-ce que je fous là ? La certitude est là : ce rôle n’est pas fait pour moi et j’y éprouve plus de douleur que de satisfaction. Aujourd’hui, je crois le savoir. Mais suis-je prêt à prendre le recul que je n’osais pas prendre auparavant, à changer totalement ma vie, malgré les peurs et les incertitudes que cela comporte ? Le déséquilibre que ce changement entraînera ne sera peut-être finalement pas si difficile que celui que je dois vivre aujourd’hui. ?… Prendre cette décision est grave. Je sais ce que je quitterai, mais je ne sais pas du tout vers quoi j’irai. Faire ce choix, c’est faire de ma vie un grand point d’interrogation.
Je sortirai ma plus belle écriture et j’écrirai une lettre de libération que je déposerai en souriant sur le bureau de mes meilleurs ennemis.
Dans cette lettre, je n’écrirai pas « Vous me faites tous chier, vado via ! »
Je le voudrais mais ma raison me retient, le contrôle me retient…
Non, simplement j’écrirai : « laissez-moi vous dire « stop », « donnez-moi une année rien qu’à moi pour rêver, pour espérer, pour être heureux et que je trouve la voie qui me donnera la confiance en moi-même. »
Ca ne sera peut-être pas tout à fait comme ça, mais que j’aimerais en être capable !

© Ch. Mouton

déc 31

Ecrire rien

Voilà la fin de l’année. Et j’ai si peu écrit cette année !

Si peu en état d’âme et sous cette forme car en réalité, chaque photo, chaque post fb ou autres sont des abrégés de ces moments à 3 : l’esprit, la main et les mots.

Alors le regard est toujours là, mais aussi les pensées.

Je n’avais peut-être plus besoin de les raconter.

jan 17

Photos du Myanmar

Je regarde les photos et j’y vois de tout : de beaux paysages, de beaux sourires et des détails du quotidien.

La vie en images, comme ailleurs en rêves ou en paroles…

La vie qui semble heureuse, gaie, colorée.

Je regarde toutes ces photos et je me dis que l’appareil photos a un sacré pouvoir pour gommer misère, tristesse et grisaille !

Une victoire du net sur le flou, réduit à n’être qu’ombre, reflet ou fumée.

Cette vie ne fait que la taille d’un ecran mais c’est une mosaïque de milliers de photos que nos regards transportent dans tous les coins du monde  et dans toutes les pensées…

Cette vie est éternelle parce que l’image est contagieuse.

Cette vie, je l’aime !

jan 01

Bonne année 2011

Ca y est, c’est fini… Ou presque…
Partout où l’on passe, on peut se dire « c’est la dernière fois de l’année ».
Pire que lors d’un voyage de rêve, là pour le coup, ce sera vraiment la dernière fois.
La prochaine fois, ce sera l’année prochaine.
Aussi, ayez foi en elle ! Je vous le souhaite de tout coeur.

Gardez les belles idées pour 2011 !
Il y en a quelques unes, jolies et brillantes.
On n’y met pas trop de mots dessus car le mot altère et limite la lumière.
On va s’y accrocher, comme pensées omniprésentes, et en faire des regards et des sourires qui seront bien réels

BONNE ANNEE A TOUS !

nov 25

Decembre

@ Ch. Mouton

Non vraiment, novembre est un mois qui ne me plait pas.
J’ai décidé de l’abréger, de ne lui concéder que 25 jours cette année. Et hop ! Je passe à décembre.
D’autant plus que je ne suis pas seul à faire ce geste ; l’hiver est solidaire : froid, neige, c’est reparti !
Alors si c’est ainsi, moi je repars sous un climat plus doux, plus sec.

Vers le Myanmar.

Chaleur, feuillage, soleil. En rouge, en vert, en doré. De la lumière birmane pour la photo.
Des couleurs qui sont celles de ce mois de Noël !

nov 01

Novembre

@ Ch. Mouton

Novembre, le mois le plus détestable.
Il y fait froid, la lumière est si pâle,
et les jours de fête ne sont que couleurs brunes.

Aussi, faire de ce novembre un sourire, en son début et en sa fin,
en un aller-retour en Orient.
Apprécier un climat plus doux, la pluie qui fait briller la lumière
et passer du rouge au kaki en l’espace du mois…

oct 01

Octobre

Octobre déjà…

Chaque nouveau mois pourrait commencer de cette même façon : sur le soupir d’un « déjà ».

Comme aspiré par la courbe descendante du temps….

@ Ch. MoutonMais ce mois-ci plus qu’un autre puisqu’à la mi-temps du mois, moi je prends 12 mois de plus…

Le temps passe si vite que je pense au conditionnel passé : j’aurais pu parler de cet Octobre «rouge» où j’irai capter les derniers feux de l’Expo Universelle et les lampions de villes chinoises Patrimoine Mondial de l’Unesco. J’aurai pu dire combien j’ai ri à l’idée étonnante de vouloir photographier… le brame du cerf !….

J’aurais pu. Mais pas le temps de mettre des mots sur ces pensées, imbroglio multicolore de sentiments. Paradoxalement, je suis quelque peu débordé et tout de même apaisé.

Toutefois, sans savoir si les pensées viennent du désordre ou si elles en sont à l’origine ?…

sept 01

Septembre

@ Ch. Mouton

D’accord, Septembre c’est la rentrée et le souvenir du bon temps passé à rêver au bon temps qui passe en ces journées d’été…
Mais bon, en Septembre, il y a aussi les vendanges et les moments de fête que ça représente souvent dans nombre de terroirs : Le vin c’est la vie !…
Finalement, ça en serait presqu’un mois de Fêtes ce Septembre !!
Le nouveau vin, les balades dans les vignes, la lumière douce, les rencontres directes…
Un retour vers la terre… La vraie vie en quelque sorte… Un Art de Vivre !

août 05

Poor alone cow-boy…

@ Ch. Mouton

Mais finalement, à y réfléchir, la solitude s’acquiert à la naissance. Pas besoin de l’apprendre au cours de la vie, c’est ancré en nous. Et pourtant,à chaque événement, il nous semble la découvrir…

Mais pas de doute, on nait seul, on est seul…

Je le sais. Je l’ai toujours su. Bien que tout autour de moi, je vois les mêmes actions, les mêmes ressentiments,… Tout le monde nait, aime, déteste, fuit mais chacun à sa seule personne. Tout le monde peut tout voir mais ça ne sera toujours qu’à partir de ses propres yeux.

J’imagine un monde que je pourrais voir à partir des yeux de l’autre, de l’autre coté de moi. Un monde qui ne serait pas ici et maintenant, dans mon individuelle solitude, mais tous les autres mondes, très loin de moi…

Pourtant, je constate le nombre d’actes délibérément faits pour combattre cette vision… Dans la vie, les sentiments, les pensées… Tout le temps en fait. On est seul mais on ne veut pas l’admettre. La vie est une lutte contre son propre regard.

Mais non je ne suis pas seul, l’Autre est près de moi, l’Autre m’aime, l’Autre a même besoin de moi… L’Autre est comme moi et l’Autre est peut-être en moi…

Ne rêve pas ! On nait seul, on est toujours seul.

Et si tous les regards propres à chaque personne se fixaient tous vers un même idéal ?… N’aurait-on pas rendu les solitudes moins seules ?…

août 03

Chateau de vie

@ Ch. Mouton

Je photographie un reflet, des couleurs, de la lumière, des architectures modernes et anciennes… J’ai l’impression, avec ces quelques photos, de créer un petit monde du « Beau » !…

Et puisque c’est de saison, je me dis même que ça ressemble aux vacances.

Oui, c’est un décor de vacances ce petit monde du « Beau »… ces couleurs, cette lumière, ces châteaux, la plupart du monde ne les rencontre qu’en vacances !

Là, on est ailleurs. Transporté de rêves en imaginations, et en même temps réellement présent.

Et puis, au moment de repartir, le regard se détourne. On se retrouve avec soi-même.

Avec quand même l’espoir d’avoir un peu changé… Parce qu’on a pris les couleurs, la lumière et les pierres pour se construire son propre château. En Espagne ou ailleurs.

août 01

Aout

@ Ch. Mouton

Ah août !…

Out, c’est au ralenti, c’est le temps du repos, et il fait trop chaud pour s’agiter…

Août, le bon souvenir des dates qui rimaient avec bonheur… Et qui ravive les douleurs du bonheur éphémère…

Quoiqu’on en dise, août c’est le mois où les vacances se finissent : pour les juilletistes, c’est fait en ce début de mois. Pour les aoutiens, le compte à rebours à commencé…

Mais bon, en aout, partez en vacances ! Allez vous changer, les idées, la peau, l’intérieur.Il y a du soleil dans le ciel et dans les champs de tournesols.
Changez-vous car quand vous reviendrez, rien n’aura changé : ni la ville, ni la vie.

juil 25

Meteo changeante

Meteo changeant

@ Ch. Mouton

Je remarque que le ciel est semblable à mon humeur : nuances de gris, virant par moment sur le bleu, se dégradant d’autres fois en blanc cassé, en gris-noir… Un ciel sans grand intérêt mais qui peut attirer le regard pour voir ce qu’il va finir par annoncer. Un ciel qui en lui-même ne dit rien et qui ne peut dire que pour l’avenir. Un ciel qui s’amuse à changer à chaque instant de forme et d’apparence mais dont les nuages restent toujours composés d’air et d’eau.

Je pense comme ce ciel : en mouvance et sans réelle articulation.

Certains moments, les nuages de l’âme sont joyeux et ambitieux. Petits nuages blancs de beau temps dans l’azur de la légèreté. Et puis le jour avance en même temps qu’un voile maussade et pluvieux. La clarté devient grise. Indubitablement. Sans forcément de raison.

Juste à cause d’un grain, de pluie ou de sable. D’une rafale, -trou d’air ou courant d’air-, mais balayant l’immaculé et le léger… Un air qui conduit à l’évaporation…

Mais certains moments, les nuages de l’âme sont lourds et menaçants. Les basses pressions appuient là où ça fait mal… Et puis le soleil sèche les saignements. Sa lumière répare les méfaits de ma Lune…

Comment entreprendre avec une telle météo ?… Comment en parler si je suis comme ce temps ?… Ce temps est instable mais les mots peuvent le fixer et stopper sa marche vers l’oubli. L’écrire c’est donc le trahir et le transformer en ce qu’il n’est pas. La météo se trompe toujours si elle n’est pas en temps réel. Il faudrait que j’écrive chaque heure, chaque instant en réel. Que j’écrive les dépressions et les anticyclones et on ne pourra rien en tirer puisque tout peut changer à tout moment !…

C’est peut-être pour tout cela qu’il m’est si difficile de parler de moi ?… Qu’il m’est difficile de m’arrêter devant moi-même et de me regarder ?… Je change vite et je ne parviens plus à entrer en moi-même pour aller voir ce qui se cache derrière mon moi. Je n’ai plus le temps de regarder puisque je laisse mon humeur vagabonder au gré des nuages et des traces de soleil dans le ciel.

Lorsque je regarde le ciel, j’ai envie qu’il soit tout bleu. Or ce n’est pas ce ciel changeant que je vois… Lorsque je tente de me regarder, je fais exactement la même chose. Je ne me vois pas. Je ne saisis pas vraiment mes humeurs errantes. Je vois qu’illusions de bonheur…

Si je vais d’humeurs en états d’âme, c’est peut-être qu’aucun instant n’est vécu ?… Tendu vers l’ailleurs, sans contrôle de l’esprit, je flotte tout doucement, au gré du vent, mouillé par les embruns…

juil 06

Photo d ombre

@ Ch. Mouton

Je me suis dis qu’il fallait changer ma photo de profil. Comme une illustration de l’humeur du moment. Mettre ma tête à la une ? Trop de pensées y sont accollées. Une de mes photos ? Elles sont trop accollées à un regard.

Alors une photo de mon ombre ? J’en ai un certain nombre…

L’ombre n’est pas triste, ni gaie d’ailleurs. Elle indique juste qu’on est là.

Elle ne comprend rien à ce que je suis et ce que je pense.

C’est lisse, c’est plat. C’est sombre sur clair.

C’est croit-on, la vérité objective de son apparaître. Loin du narcissisme et de son image parfaite, mon ombre apparaît trouble et aux contours imparfaits. Elle incite à l’imagination, à la rêverie mais aussi au mensonge… Ce n’est pas moi que j’aime dans mon ombre mais tout ce que ça laisse imaginer… Peut-être plus grand ? Plus fort ? Plus beau ?… Peut-être… Mais qu’une toute petite partie de moi….

juil 03

Le temps d ecrire

@ Ch. Mouton

Jadis, je m’étais dis, quand j’ai commencé à travailler, que je m’accorderais quelques instants par jour à ne penser à rien, à ne rien faire, à «perdre mon temps».

C’était un principe sans doute appris pour se fondre dans un moule de pseudo parfait manager !…

En fait, j’ai dû le transformer en temps d’écriture car ne penser à rien et ne rien faire m’a toujours donné au contraire plein de pensées à écrire pour ne pas qu’elles soient totalement perdues.

Aujourd’hui, je m’aperçois que je ne peux quasiment jamais le faire, que le temps me vole mes pensées, mes mots écris, et sans doute quelque part des bouts de mon histoire….

Si on ne peut écrire ce que l’on pense et vivre, est-ce le penser et vivre vraiment ?…

Tiens, ça recommence, abondance d’interrogations ! Trop de questions dis-tu !..

Cela dit, dans notre monde, les choses ne semblent avoir véritable existence que dans leur mise en langage. Le mutisme du silence n’est relégué qu’à la réalité des songes. Ce qu’on refuse, on le tait, comme si on pouvait ainsi l’effacer.

II faudrait pouvoir exprimer ce qui fait peur, histoire de faire disparaître les craintes. Ainsi, sous la forme des mots, elles ne seraient objectivement que du vent…

J’écris donc je suis, et pas seulement parce que je suis…

Alors si le temps me bouffe, inexorablement, et que le temps d’écrire me manque, il ne restera plus que la fatigue du silence. Le temps qui empêche d’écrire dérobe l’amour mais aussi la tristesse.

Ce temps je le déteste quand il se met à prendre toute mon existence, je ne me sens plus exister.

Je lui impose alors mes petits temps à moi, faits de mots, de pensées et d’images qui durent le temps d’une vie et larguent les tâches urgentes et prioritaires à leur pauvre état.

juil 01

Juillet

@ Ch. Mouton

Les journées sont longues, il fait chaud, on parle de vacances…

C’est le temps de vivre, moins celui des photos pour cause de soleil au zenith, mais une vie vue en jaune, avant de roussir…

Une vie qui se tourne vers le soleil, tel le tournesol

Un temps de flaneries estivales

juin 01

Juin

Je tourne les pages du calendrier de mon bureau… C’est déjà le mois de juin… Mai est donc fini… Je ne l’ai pas vu passer et c’est dommage car c’est ça doit être mon mois préféré. C’est le mois des amoureux non ?…. Ou c’est moi qui suis amoureux ? !…

Juin c’est le mois de ma fille mais c’est aussi le mois qui nous bascule sur la 2ème partie de l’année et je ne sais pas trop où ça va me mener…

Il y a un truc qui me plait à cette période, c’est de pas avoir froid après avoir pris une douche ! En effet, j’ai horreur de cette sensation de froid humide… Et j’adore sentir l’eau du jet couler sur moi… Psychologiquement ça doit être pour la sensation de se laver de toutes ses préoccupations ? Ca doit représenter toutes les larmes qui peuvent sortir ?..

@ Ch. Mouton

Le temps passe. Comment penser le temps qui passe si on a à peine le temps de le regarder ? La volonté qui subsiste peut-être…

Juin, mois des jours les plus longs mais où j’ai moins de temps ! Regarder, penser, écrire, rêver. Ca me manque.

Ma fille m’a écrit un super mot, comme ça, pour rien, avec des soleils dessinés : « Pour papa, un petit mot d’amour, oui mot d’amour – Emma ». Génial, non ?

mai 08

AVantage !

J’ai jeté un coup d’œil sur le score : j’avais l’avantage. Oui c’était marqué AV, c’est ça !…  J’ai souri, je ne m’étais pas rendu compte de ce clin d’œil depuis que le match avait commencé…. Ou bien n’avais-je jamais eu l’avantage ?!… Fort possible, car le seul avantage que je trouvé à disputer ce match dans ce club, c’est qu’il y a toujours des spectateurs et que les structures sont hyper modernes ! Même un score électronique !

Je n’ai jamais perdu le point quand j’avais l’avantage.

Mais le sport me fait penser, peut-être secoue-t-il les neurones ?!… « Rester concentrer » j’ai entendu au changement de coté… Sans doute pour mon adversaire… Mais moi,  je fermais les yeux pour essayer de revoir les lumières de cette semaine et son éblouissement. C’était une semaine difficile au bureau et si j’en fais le bilan, j’en garde de la lumière, du contentement, et l’impression parfois d’avoir effleuré la joie de vivre et les petits bonheurs qui vont avec. Le clair avait pris le pas sur le sombre.

Je sentais mon cœur s’emballer à ces seuls rappels de mémoire, des petites choses que personne ne peut comprendre. Oui je souriais. Je perdais ce match mais j’avais gagné dans la semaine.

Et que m’en reste t il ? Dans mon service, j’y mets tout mon dépit. Mais mes efforts se perdent à tous vents. Je savais que ça serait une bad journée. La nuit était tombée brutalement la veille. Et son noir m’avait fait peur. Même le soleil du matin était pâle et semblait ne vouloir que passer. Comme une semaine de petits bonheurs.

Pour les conserver, je voudrais y mettre des mots mais le langage n’est pas adapté à ça.

Je les mets à l’endroit à chaque changement de coté, je leur donne des noms, des voix, des moments. Pour qu’ils continuent d’exister. Pour les retrouver très vite.

@ Ch. Mouton

mai 01

Ecrire ?

Et si je n’écris pas est-ce que ça fera que l’état n’existera plus ?…

Ce que je n’accepte pas , je l’enferme dans la matiere grise de mon cerveau, comme s’il pouvait ainsi se désagréger ou n’avoir qu’une consistance de rêve

J’essaie de ne pas écrire tristesse, peine, dépit et douleur. Ou de les peindre de couleurs pour les travestir. Mais je sais bien que cela est vain.

Et puis Ecrire fait se dire que tout ça n’est pas pour rien, ça donne même un sens et ça rend beau la grisaille.

@ Ch. Mouton

avr 24

Regards melanges

A chaque voyage, pour chaque endroit nouveau, je t’imagine dans ce que je découvre.

Avec moi bien sûr. A te regarder tout en faisant partie de cet environnement. Je me demande sans arrêt ce que tu penserais ici et là… Le filtre du souvenir de toi me fait m’arrêter parfois sur ce que tu aurais aimé.

Finalement, mon regard devient le souvenir de ton regard. Mais il se trouble d’un rideau mouillé.

Au coucher du soleil, dans un café qui surplombait la place, on observait la vie bruyante et le ballet incessant des motos s’entrecroisant sans se toucher comme des points de tricot.

Cela m’a fait penser à la terrasse de l’Institut du Monde Arabe… Sans rapport sinon une esquisse de bonheur. Tu me manquais si fort que je ne pouvais pas profiter de la vue, du bruit, des odeurs… Je dominais la vie et la ville mais si mon regard se posait sur la vie et la ville, il s’écrasait dans mes pensées pour toi.

Je voulais le voyage comme un pansement mais je saigne quelque soit la latitude et les regards. Je me rends compte que je ne vois qu’à travers des suppositions de tes regards. Une sorte d’aliénation que j’adore parce que la chaine est ton souvenir.

Peut-être que ça m’empêche de vivre et de rêver loin de toi mais c’est tout ce qu’il me reste. Avec le pouvoir de te l’écrire.

@ Ch. Mouton

avr 23

Temporis

Je te cherche, je te cherche… et je ne te trouve pas.

C’est toi, pourtant, le coupable de bien de mes maux et mots : c’est toi qui me donne les traits tirés alors que mon corps résiste si bien aux décalages, c’est toi qui me sépare de ceux que j’aime, c’est toi qui fait que parfois, je ne me retrouve plus moi-même.

J’essaie de t’étirer le plus possible, mais tu me reviens en pleine face toujours au mauvais moment, comme un élastique qu’on aurait lâché d’un seul côté. Tu t’en vas à chaque fois, laissant les choses en plein milieu, et m’abandonnant à mon insatisfaction.

@ Ch. Mouton

Tu ne connais que l’imperfection et l’inachèvement.Jamais tu ne sauras faire l’éloge de la lenteur et de la tranquillité et il faut toujours que ton tourbillon m’emporte avec les regards et les pensées …

Mais où pars-tu donc comme ça, me laissant si peu le temps de souffler ? Où dois-je regarder pour espérer te trouver ? M’offriras-tu un jour une partie de ton précieux devenir ?

Au fil de tes jours, de tes heures, de tes minutes, tu t’en vas, et jamais tu ne penses à me bercer autour de tes instants pour réapprendre la signification des mots « profiter » et « présent »…

avr 08

Depart

Je vais partir.

Et comme à chaque fois que je vais partir je pense au passé. Quoiqu’en fait je pense à toi.

C’est du passé si on veut, car pour moi c’est du présent. Quotidien.

J’aurais aimé que tu viennes avec moi. J’aimais que tu veuilles venir avec moi. Ou plutôt, j’aimais le croire. Tu me le disais mais surtout, j’aimais l’entendre, et je n’y croyais pas vraiment.

Tu cherchais quelque chose. Tu te cherchais peut-être. Et j’ai toujours pensé que c’était ça qui te faisait t’approcher de moi. Et quand il te semblerait avoir trouvé une direction, à défaut d’un chemin, tu ne m’aimerais plus, ou plus assez.

Mais je ne t’ai pas vu t’éloigner, je n’ai pas senti tes mains se retirer de ma peau, je ne t’ai pas même pas entendu de phrases glaciales.

Quand je pars, c’est à ta recherche désespérée, jusqu’à sentir douloureusement ton silence.

avr 04

C est chat la vie ?

L’ennui ronge. Une vie quand on ne peut sortir n’est pas une vie.

Je pense à Vasilka … A sa vie de chat…

Ce qui la sort parfois de sa léthargie, ce sont de petites choses, insignifiantes mais si captivantes : un insecte par exemple, fait exulter son corps !… Un coup de patte, un coup de langue – et le lointain souvenir du chasseur qui revient : avoir le produit de sa chasse ..

@ Ch. Mouton

Il y a le regard aussi… la mésange à travers la fenêtre capte son regard… Sauf qu’entre le regard et la vue, il y a la vitre…. Un coup de patte contre la glace et stop. Même pas le regard de l’autre. Stoppé par la glace, transparente et froide. En savoir plus »

mar 28

Inconnue

Alcantara

@ Ch. Mouton

Si on ne se parle pas, c’est comme si nous étions absents l’un pour l’autre au fond. Donc on peut plus facilement parler de soi sans se sentir envahis et se relire sans passer pour un intrus…

Car en réalité, je me demande si on peut être vraiment ouvert sur l’extérieur et à l’écoute de soi-même ? Vaste question dans notre microcosme promo-touristique !

Peut-on sans contradiction concilier la volonté de communication avec les autres et le discours authentique sur soi ? Hum… pas vraiment… En savoir plus »

mar 28

Le silence

Ballon de rouge

@ Ch. Mouton

Les jours passent. Et puis les semaines aussi, et puis bientôt les mois.

Et c’est le silence qui s’installe. Même plus de questions… Usées qu’elles sont !

No news. Le silence trouve sa demeure confortable. Il s’étale, prend toute la place. Il est chez lui ici. Il dit qu’il n’a besoin de rien d’autre que lui-même et il se fait la conversation tout seul. Il répète les mêmes mots vides, les mots invisibles qu’on n’entend pas, les mots inaudibles qu’on ne voit pas. En savoir plus »

mar 19

Attrapons la joie !

N’est-ce pas justement mon acharnement à devenir « heureux » et mon désespoir à voir que je ne le suis pas comme je voudrais, qui m’empêche effectivement de le devenir ?

L’habitude du nécessaire bonheur empêche de voir celui-ci lorsqu’il se présente enfin réellement. A force de l’avoir espéré, rêvé, appelé, est-on capable de le reconnaître lorsqu’il devient réel ?.. En savoir plus »

mar 15

Haiku

Le stylo tremble

Devant la page blanche

Les mots attendent…

@ Ch. Mouton

mar 14

Megal'Ego ?

Parfois, dans un accès de doute, -ou de lucidité !-, je me dis qu’écrire ses états d’âme, et pour certains, les exposer, c’est quelque part un peu mégalo !

Parler de soi comme une star du ciné ou de la politique… Même appétit d’estime et de considération. Et surtout même désir passionné d’être aimé.

Etre aimé pour ce que l’on est, au risque de ne l’être que pour ce que l’on paraît être. En savoir plus »

mar 13

Regarder, Penser, Ecrire, Rever

@ Ch. Mouton

J’ai trouvé le coupable. Ce n’est pas une personne. Le responsable coupable, c’est en fait la vie.
La vie dans ce qu’elle présente de gris et de couleurs, de nœuds et de bouts finissant nulle part, de répétitions.
La vie copier/coller. Une vie de responsable. Une vie coupable.

Coupable d’être finalement comme je l’ai voulue ?… Je la voulais de découvertes émotionnelles, je voulais « faire » en « étant », je voulais continuer à rêver que le meilleur est toujours à venir. En savoir plus »

mar 08

Fausses photos

L'enfant pêcheur

L'enfant pêcheur au Grau-du-Roi @Ch. Mouton

Ces derniers jours, j’ai été avec l’œil collé à l’appareil photo, jonglant avec les boitiers, les focales, les lumières…

J’ai regardé, j’ai cherché des angles de vue, de belles couleurs dorées pour faire apparaître de nouveaux regards que je voulais miens. Quand la lumière manquait, je photographiais dans ma tête mes pensées.
Mais j’ai commencé à me poser des questions…
Chacune des photos qui défilait sur l’écran de contrôle de l’appareil n’est qu’une insatisfaction… trop, pas assez, mal … Rien n’était la réalité, rien n’était ce que mes yeux, ma tête et mon cœur avaient éprouvé…

Ces images, reflets si imparfaits, m’ont fait réfléchir.
En les effaçant je me suis demandé si ce n’était pas cela la vie : s’appliquer à prendre des bouts de vie dans la lumière d’un regard, y mettre toute son énergie, tout son espoir, toute sa persuasion, tout son rêve, puis imaginer le résultat… espérer … et puis… et puis pschit !….. Rien, peu, autre… Sur-exp, sous-exp….
Passer du temps à impressionner sa vie en cadrages et couleurs… et au final perdre ces impressions dans une image vide qu’on va vite oublier. Vivre et passer dans cette vie en criant pour y laisser des traces, des mots, des images, des idées… et puis… et puis rien.
Du vide, de l’absence, de l’oubli.

L’absence d’images fidèles à mon émotion m’a soudain fait peur.
J’ai éteins l’appareil photo. Je me suis mis à observer ce qu’il y avait autour de moi, j’ai regardé les autres, je les ai écouté, j’ai saisi la vie, les humeurs… A l’abri derrière l’appareil, j’ai cadré et j’ai déclenché. Plein de fois, des dizaines de photos virtuelles que je ne verrai jamais…
Croire emprisonner des morceaux de sentiments et en réalité ne jamais les attraper pour de vrai. Penser attraper des rayons de lumière, mais en fait, évanouir ces éclats de soleil dans l’absence et l’invisibilité d’une apparence inexistante…

Je me suis dit que même si c’était cela la vie, il fallait tout de même continuer à mettre toutes ses forces dans un regard et à appuyer sur le bouton, afin de capturer ces bouts transparents de vie.
D’une vie malgré tout.

mar 03

Bonjour tristesse

Le constat est facile à faire : 3 carnets d’emportés et aucune ligne d’écrite, des carnets vides d’émotion ressentie. Vides de lien vers un petit bout de moi. Vides des mots de ma vie, de mes pensées.

Oui, le constat est facile à faire : pas d’écriture donc pas de pensées ? Pas de regards ?…

En chercher les causes c’est un peu difficile. Quoiqu’en réalité ce soit effroyablement simple. Je n’ai pas écrit le monde pensé car je ne suis pas parvenu à voir sa poésie, trop peu le soleil et aucune des bulles de rêve qui peuvent s’en échapper.

Tout est toujours gris… Je ne m’écris plus moi-même car j’arrive moins à trouver des morceaux de beauté. Et je n’aime pas regarder la laideur. Pourquoi mettre des mots sur ce qu’on ne veut pas voir ? Je n’ai que des pensées tristes qui se transforment en mots qui coulent…

Désolé, je ne veux pas être triste. Mais la tristesse vient quand même s’imprimer sur cette page. J’aimerais que dans un soupir toute cette affliction s’efface. J’aimerais que dans un sourire toute mon envie revienne. Mais ni un soupir ni un sourire ne suffisent à me faire retrouver la voie vers moi-même.

Je sais que le chemin est là, quelque part, au-dessus de moi-même, mais je ne le trouve pas, comme s’il s’effaçait…

Bonjour tristesse, quelle est la cause de ta visite ?… Il n’y en a pas. Il y en a trop.

S’il faut trouver une raison, disons que c’est le printemps qui tarde à venir…

@ Ch. Mouton

fév 20

Du gris et des couleurs

Burano, sous le ciel gris d'hiver !... @Ch. Mouton

Lorsque j’écris, j’ai l’impression d’écrire en gris.

Lignes grises, sans beaucoup de vie, sans beaucoup de sourires.

Lignes grises pour jours tristes d’hiver, avec de la neige grise sur les toits gris. Sans beaucoup de joie, sans beaucoup de foi.

On peut s’en inquiéter Docteur !, mais cela a toujours été comme ça.

J’écris les jours gris, l’âme grise, mais je devrais écrire aussi les jours de toutes les autres couleurs. Car il peut y avoir des jours arc-en-ciel qui font oublier le gris hiver. Il peut…
Le temps passe, j’écris toujours encore.
Mais pour quelques pages grises combien de pages blanches ? de pages muettes et de silence ?
Il y a tant de choses que je ne dis pas, tant de moments que je n’arrête pas sous les mots, tant de sentiments que je ne retiens pas dans des lignes. Le temps passe et je m’aperçois que je suis malhonnête avec ces écrits. Ce ne sont pas mes pensées mais mes amis fidèles de mon état d’âme gris…

La vie défile… Parfois une joie, une promesse, un espoir, un jour heureux, un jour à deux…
Là, je ne les écris pas. Je laisse filer ces petites joies et ces grands sourires. Je les vis sans les dire. C’est un peu comme si je ne faisais pas l’effort de les retenir. Je les vis, j’oublie. Je n’écris pas ça.
Ce qui donne de la couleur à mes jours ne s’écrit pas noir sur blanc.
Ce que j’écris c’est une écriture de SAMU !, comme un besoin de survie.
Ecrire ce que je ne dis pas ailleurs. Pas un témoignage. Plutôt un cri. Écrire pour aller mieux. Écrire pour combattre les jours gris. Écrire parce que finalement, il n’y a pas vraiment le choix.

J’ai toujours pensé qu’il était plus facile d’écrire le malheur que le bonheur. Plus facile d’écrire la souffrance que le plaisir. Car il n’est pas facile de vivre la légèreté et de la fixer sans la trahir dans des mots colorés. Alors qu’il est si naturel d’engluer les états d’âme qui collent à la peau dans des mots dégoulinant.

Un jour, je voudrais écrire les couleurs. Ecrire le bonheur, tout simplement.

fév 14

Fevrier

L’hiver a commencé le 29 octobre, il y a 3 mois et demi…
Cet hiver est trop long, il dépasse le temps qui lui était imparti…
J’essaie de me souvenir des jours de beau temps. Les photos ça sert à ça aussi. Il me semble que l’hiver dure depuis une éternité. Comment ça fait, déjà, le soleil qui caresse le visage de la pointe de ses rayons ? Qu’est-ce que ça fait, déjà, de marcher en tee-shirt et de ne pas avoir à remonter son col pour ne pas avoir froid ? A quoi ça ressemble, déjà, les jours de lumière, sans pluie, sans brume, sans verglas ?

Oui, je me rappelle, maintenant… Il faisait beau sur les photos. L’été avait bien fini et que même l’automne était un automne qui ne disait pas son nom et qui chantait l’été indien comme dans la chanson de Joe Dassin. Et puis après ? Après, je suis monté à Paris et il a fait gris presque tout le temps.
Novembre dans le brouillard, je me souviens. Mais je m’en foutais. Ma tête faisait des gammes de gris. Qu’importait qu’il fasse beau dehors ?
En décembre, j’ai commencé à me dire « C’est dommage que les lumières de Noël soient si pales ». C’est vrai, c’était dommage quand même.
En janvier, il y a eu la neige. C’est joli, la neige, mais si froid. Et puis c’est si triste lorsqu’elle se transforme en eau et qu’elle se met à couler le long des toits qui redeviennent gris.

Aujourd’hui, c’est le 14 février. Today it’s the V-Day … Le gris doit prendre une teinte rosée et la société de consommation un accent anglo-saxon.
Mais Février, faut le rayer du calendrier, car ce sera encore un mois froid et sans espoir… avec suspendu au bout un « peut-être » ?… Mars, déjà, un petit peu plus de ciel bleu à l’horizon… et son étoile bien sûr, A. star is born…, et puis avril, enfin, avec ses pommiers en fleurs et quelques beautés mystères d’Asie… Et puis après, Mai ! Inch Allah ! Et le soleil comme une certitude !

Les mois passent et l’humeur vogue. En froide humidité… Entre tasse, quelques surfs, brasse coulée et plongeons … En fait, tout est une question de météo ! C’est ce satané hiver qui est responsable, je m’en persuade en réussissant à dissimuler mes états d’âme descendants. Il a bon dos, l’hiver. C’est de sa faute si je n’arrive pas à croire aux projets d’été, parce que le soleil est si loin que j’en ai oublié la saveur. C’est de sa faute si je ne suis jamais suffisamment content et si peu joyeux. C’est de sa faute si je piétine dans des mois ennuyeux où la nuit est plus présente que le jour.

Non, je ne suis pas un ciel blanc et sec de février. Je ne veux pas que mon humeur prenne la couleur du ciel. Il n’est pas question que je devienne esclave de la météo. On va donc dire que, certes, il fait froid dehors, mais qu’à l’intérieur, un petit soleil resplendit.
Et tant pis si ce n’est que dans un coin de la tête.

jan 28

Questions de gestion

Comme une indigestion de Gestion….
Travail, pensées, heures de sommeil… Congestionné de gérer ! J’exagère à peine… Il faut gérer tout…
Gestion de crise ? La vie de tous les jours…
Gestion de temps ? Journées de 12h pas ménagées… Ah le Management !…
Gestion du manque ?… S’en accomoder…
Gestion de l’émotion ? Contrôle…..
Gestion des peurs ? Les dominer…
Gestion de l’absence ? Rêver…
Gestion de sa petite entreprise ? 2000 € le prix d’un regard et bien l’employer…
Ah ! Surtout, Gestion de Soi… Quoique parfois, je me dis que je ne gère plus rien, je fais avec…

@ Ch. Mouton

jan 20

Fin de plateau

Ca y est, je suis redescendu du plateau et retrouvé par là même la pluie qui s’était habillée de blanc sitôt les 350m franchis.
Mon premier contact avec le plateau d’Aubrac s’est fait en blanc et gris. Un désert blanc aux formes douces où seuls émergent des arbres dépouillés. Je devinais les maisons comme tapies dans quelques creux de manteau blanc. Les flocons tombaient horizontalement, pris dans la tourmente qui balayait le plateau. Les pâturages semblaient comme bâchés et la vie en sommeil. Je découvrais l’hiver dans l’Aubrac.

Alors c’est sûr, pour passer ces quelques jours à photographier les ombres, la lumière, la nature, etc… cela s’annonçait mal mais en fait, j’avais là devant moi, à portée d’objectif le tableau de l’absence. J’allais passer mon temps à photographier l’absence. Un décor minimaliste, monochrome, sans acteur. Des champs sans vaches, sans vert. Du ciel sans bleu qui vire aux bleus de l’âme.

J’ai regardé ces paysages étranges plus que je ne les ai photographiés. Cette impression d’immensité et le silence étaient un incroyable terrain de pensées. Et l’on n’est jamais seul quand on se promène avec ses pensées. Je me suis dis parfois que ce terrain était bien grand pour tant de petites pensées, et qu’il devrait se partager… Alors mon œil dans le viseur, il devenait à taille humaine et j’appuyais sur le bouton pour que d’autres esprits fassent de ces clichés leurs pensées.

En fait, ces voyages, je les adore car ils me permettent de penser, à tous les temps, à tous les êtres ! Et dire que ce n’est que le premier d’une série que j’espère longue !…

@ Ch. Mouton

jan 01

Et maintenant 2010 !

BONNE ANNEE 2010 !!!

Bon, c’est bien de souhaiter une bonne année mais il faut maintenant tout mettre en place pour la réaliser cette bonne année !

J’ai souhaité le bien-être avec soi-même et dans son corps, d’avoir de l’énergie la plus positive possible, des projets, des rêves, et bien entendu, Aimer.
Le plus possible : la Terre, les autres, la Vie.

Des voyages à regarder sont donc envisagés. Sur ces premiers mois 2010, photos en Aubrac, en Languedoc, au Maroc, au Vietnam,… Peut-être d’autres, surprises ?…
C’est le temps qui risque de me manquer !….
Anyway, je regarderai la Lune et je relierai le petit poème millénaire de l’écrivain chinois Su Shi